Pétition des médecins de l’ASEF : Signez la lettre ouverte aux députés & sénateurs

Écrit par Dr Patrice Halimi

Mesdames, Messieurs les Sénateurs,

Mesdames, Messieurs les Députés,

C’est au nom de l’Association Santé Environnement France, qui regroupe plus de 2 500 médecins en France, que nous vous sollicitons aujourd’hui. Depuis 4 ans, nous travaillons sur la question des ondes électromagnétiques. Que ça soit sur le terrain aux côtés des populations, ou en participant à des réunions telles que le Grenelle des Ondes, nous souhaitons défendre l’égalité, l’égalité face au risque.

En mai 2011, les ondes électromagnétiques, émises notamment par les antennes relais, ont été classées comme «peut-être cancérigènes» par l’Organisation Mondiale de la Santé. Ce «peut-être» résume bien la controverse scientifique actuelle sur le sujet. Les études se contredisent: certaines ne relèvent aucun effet, tandis que d’autres les mettent en cause dans différentes pathologies: des maux de tête aux cancers. Aujourd’hui, il ne s’agit pas pour nous de trancher la question scientifique, ni d’interdire les antennes relais. Cependant, si elles présentent un risque, il faut qu’il y ait une véritable égalité face au risque.

L’adoption d’une loi sur l’implantation de ces antennes serait la démonstration que l’Etat est le véritable garant de l’égalité de ces citoyens. En effet, aujourd’hui, c’est l’anarchie qui règne. Une antenne relais ne peut être implantée que si les propriétaires d’un immeuble l’acceptent à l’unanimité selon un arrêt daté du 7 avril 2005…. Un arrêt qui ne concède donc aucun droit aux locataires et qui explique pourquoi les HLM voient fleurir sur leurs toits des forêts d’antennes relais….

Afin de fournir un socle à une éventuelle future proposition de loi,nous vous soumettons un document qui synthétise en quelques pages notre travail et nos propositions. Les trois principales mesures urgentes à prendre étant pour nous : l’instauration d’une autorité publique de régulation chargée de gérer l’installation des antennes ; le classement de certains lieux en zone protégée (école) ; et enfin l’adoption d’un code d’émission comme il existe un code de la route.

Nous sommes convaincus que vous ne serez pas insensibles à ces questions, certains d’entre vous pendant leur campagne s’étaient positionnés sur le sujet avec force. Nous espérons que leur volonté est encore intacte aujourd’hui. Nous restons à votre entière disposition ainsi qu’à celle de vos secrétariats pour toute information complémentaire.

Dans cette attente, nous vous prions de bien vouloir agréer, Mesdames, Messieurs, l’expression de notre très haute considération.

Aix-en-Provence, le 26 septembre 2012

Dr Patrice Halimi
Secrétaire Général
04 88 05 36 15